vendredi 2 octobre 2009
La Rochelle / Madere: le test grandeur nature - retour sur la 1ere étape
Par Nico, vendredi 2 octobre 2009 à 01:49 dans COURSE AU LARGE
1100 milles de grands surfs dans le vents fort.
Credits photo: Xavier Leoty - Christophe Breschi - Thierry Martinez.

Credits photo: Xavier Leoty - Christophe Breschi - Thierry Martinez.
Voila la 1ere étape bouclée, l'escale avec, juste le temps pour moi de remettre tout en ordre, et vous poster ce petite résumé de la 1ere étape.
TRANSAT 6.50 2009
ETAPE 1
Dimanche 13 septembre, après 15 jours de préparation intense dans le bassin des chalutiers du vieux port de La Rochelle ; on est au jour J !
Apres une saison de courses chargées, animées et validées, me voila donc plus que prêt pour prendre le départ de ce qui va être ma 1ere transatlantique, d’autant plus en course et en solitaire à bord de Défi G.D.E. prototype Mini 6.50 – FRA 719.
Les derniers moments sur le ponton sont intenses, famille, amis, sponsor… La Team Alsacienne, venue en nombre pour m’encourager est accompagnée d’ « alpins » qui savent mettre l’ambiance. Encore un grand bravo et merci à vous tous pour cette ambiance de folie ! Coté mental, je suis déjà dans un autre monde, ma bulle ; celle que j’intègre lorsque le sportif devient prédominant. Sortie du bassin, public, musique, applaudissements… tout ça va très vite. Puis c’est « l’attente » du départ, période qui sert a certains skipper pour se mettre en mode « course », essayer une dernière fois une manœuvre, un réglage. De mon coté rien de tout ça, je monte juste doucement en température jusqu'au 8 min (début de la procédure).Je tires des bords « d’observation » autour de la ligne de départ en compagnie du fan club…

Le départ est donné par 15/20 nœuds de vent de Nord-est à 14H17. Tous les minis ont un ris dans la grand-voile et le comité de course valide le départ. Lancé, quillé, dérive basse, bordé, je m’élance sur la ligne de départ en 3e rideaux du coté droit du plan d’eau, près du bateau comité. 2 bords de près négociés parfaitement me place en tête à la bouée de dégagement, avec Fabien Despres sur SOITEC 617 juste derrière. Enorme instant que de franchir la bouée à domicile devant pleins de monde, les amis, etc.… « Show must go on » !



Mes envies de grand large deviennent enfin réalité. Cela fait plus de 10 jours que je ne rêve plus que d’une chose, de la belle glisse en tête à tête avec l’océan.
Enroulée de la bouée, gros moment d’émotion, puis envoie du spi medium pour sortir des pertuis entre l’île de Ré et l’île d’Oléron. Grands « au revoirs » aux bateaux suiveurs à « donf » et toujours Défi GDE en tête de la course. Nous retrouvons le golfe de Gascogne dans cette 1ere nuit de course avec des conditions de vent portants de Nord Est 20/25 nœuds, mer agitée et pas de lune…

C’est parti pour un run de 1100 milles annoncé sportif et avec une concurrence affûtée.
Durant cette 1ere nuit, rencontre avec un proto 6.50 au portant fort…Glisse glisse glisse…jusqu’au 1er abus de confiance… trop toilé, grand spi et grand voile haute avec 27 nœuds de vent, et c’est le grand huit assuré. Pas d’exceptions pour moi.
Me voilà donc le mât à l’horizontal au dessus de l’eau pour 5 min. Dans ce cas là, agir vite et intelligemment s’évite bien des galères et autres misères techniques en tout genres… Coucher le bateau : ça c’est fait. !
La suite de la navigation jusqu’au cap Finisterre a été sportive comme prévu. Apres les « vracs » des 1ères 24h de course, je décide de lever le pieds pour garder le bateau et le skipper en bon état en vue de la 2e étape.
Le 15/09/2009 à 00h15 position 43°57 N – 7°50 W, cap 260°, vitesse 12noeuds, 369 milles au compteur. J’empanne au Nord de Estaca de Barres, 2 ris grand voile et solent ; la mer est déjà bien formée (2m) assez courte avec 25/30 nœuds de vent. Je gère la fatigue et les repas parfaitement jusque là, même si ce n’est pas évident de dormir dans ces vents et cette mer instables. Je n’ai aucun souci technique, mise à part une gaine d’amure de spi qui a lâchée.
Le passage de la Corogne où je tire vers la côte se fait dans un vent mollissant à 15/20 nœuds. Ce qui ne facilite pas la descente vers le cap Finisterre. J’échange à la VHF (radio marine qui porte à 20/30 km) avec le 432, 346 et quelques autres. Chacun explique ses soucis : bris de safrans, de bout dehors, déchirures dans les spis, problèmes dans le gréement… Un canal d’entraide se créé alors dans la flotte, chacun demandant conseil ou réconfort aux autres marins. Dans ces conditions de vent fort, le sens marin prend le dessus sur la compétition. A ce moment, tout le monde à en tête qu’entre Finisterre et Lisbonne des vents de 35/40 nœuds nous attendent alors que le golfe de Gascogne a déjà cueilli son lot de minis.
Les prévisions avaient vu juste, le vent s’installe à 30/35 nœuds jusqu'à la hauteur de Lisbonne. Au niveau de Porto, je passe 4 heures dans 40noeuds de vent avec la mer qui va avec… grisant, grisant… Les descentes de vagues se font de plus en plus engagées. Un petit essai de genaker au niveau du Finisterre me fait planter l’étrave de Défi GDE jusqu’au pied de mat… La mer ne permet pas de pousser les prototypes à fond. Il faut trouver la bonne gestion. Trop vite, le mini décolle sur certaines vagues et retombe avec fracas ; où rattrape les vagues de devant pour y plonger tel un sous marin… Trop lentement, les déferlantes s’abattent sur le bateau et on se fait ballotter. Dans les 2 cas, il y a un grand risque de casse. Sur une Transat en 6.50, la casse est omniprésente. La route est longue et l’envie d’emmener Défi GDE et toute l’équipe qui me suit jusqu’au Brazil reste prépondérante. Une seule idée pour cette première : arriver de l’autre coté.
Le 17/09/2009 à 16h15 T.U. position 36°03 N – 13°06 W 1080 milles au compteur à la vitesse moyenne de 9,5 nœuds… !!! Énorme.
Jusque là, tout va bien, le bateau et le marin sont en forme et trouve le rythme de la vie en mer. Il reste 300 milles à parcourir, je suis à 40 milles de la tête de course, le vent et la mer encore présent commencent à mollir.
Nous voila donc passé la latitude de Lisbonne, et la pétole s’installe brutalement. Je passe une 1ere journée dans moins de 3 nœuds de vent, avec une petite houle qui fait claquer les voiles, judicieusement réglées, en rythme. Cela donne un peu de vitesse à mon mini… Dans une ambiance de mer d’huile, Défi G.D.E. fait sa trace. Petite douche/savon, après 3 jours de « macération » dans la combinaison sèche = plaisir !!. … Je prends le temps de me changer et d’écouter la vacation journalière (météo + distance au but des concurrents) du directeur de course sur la radio BLU. On y entend d’ailleurs quelques messages personnels sur un ton décontracté, ça fait sourire.
La nuit et la pétole s’installent au dessus de nos têtes. La nuit finit par s’en aller mais la pétole décide de nous accompagner jusqu’au lendemain soir. Dur dur pour le moral, mais je suis en forme et je ne lâche rien. A la barre, je chasse la moindre risée ou nuage qui pourrait faire décoller l’anémomètre de quelques nœuds. J ai besoin d’entendre siffler les safrans de mon mini.
Samedi 19/09/2009, Porto Santo petite ile à 35 milles au nord de Madère sort de la brume matinale. Là au milieu de cette immensité que je côtoie depuis 5 jours maintenant, je découvre une île entourée de falaises, ambiance.
Le lendemain matin, j’approche enfin de Madère et des Iles Désertes, avec un vent qui commence à se réinstaller autour de 15 nœuds de Nord Est. Le spi retrouve enfin sa forme et tire les 800 kilos de Défi G.D.E. jusqu’au planning. Apres 280 milles en 48, enfin l’arrivée approche. Ces derniers 280 milles ont fait baissé la vitesse moyenne des premiers 1000 milles à 6,84 nœuds. Dommage, le record de l’étape 1 aurait explosé…
Madère !! Je passe entre la pointe Nord Est et les Iles désertes après avoir empanner devant Anna Corbella 385. Excellent, après 3 jours sans voir personne, je vois que je suis bien remonté pendant ces 3 jours de vent faible. Je ne suis qu’à 10 milles de Matt Trauttman, le 419, qui me précède sur la ligne d’arrivée.
Voir Madère et ses 1800 mètres d’altitude, bordée de falaises à pic est un moment fort, mais la concentration afin d’affiner l’atterrissage sur Funchal prends le dessus. A 4 milles de l’arrivée, alors que je longe la cote Sud Est de l’île, Grand Spi et grand voile haute, le vent se renforce de plus en plus. Défi G.D.E commence à planer au dessus des 15 nœuds par 22/25 nœuds de vent, ça glisse enfin !.
Juste devant FUNCHAL, le vent passe de 25 à 27 nœuds avec des rafales qui descendent de la montagne. En l’espace de 0,3 milles, je me retrouve en surpuissance totale avec un sourire énorme aux lèvres (pour le photographe aussi…). J’attaque une série de manœuvres dans un mouchoir de poche (hissage du solent, affalage spi, lofer de 90°, prise de ris dans la GV, descente de la dérive, checker la ligne, empanné en surpuissance) et franchit la ligne à 14h04 local en ce dimanche 20 septembre 2009. Là Fabien Despres, mon sparring-partner préféré saute à bord en compagnie de Matt Trauttman afin de m’aider à affaler les voiles et préparer la prise en remorque avec le zodiac. Excellent, c’est ça l’esprit Mini !!!
Voila les 1100 milles de la 1ere étape parcourus ! En 6j 23h 47m 56s à la 7e place.

La trace du 1er et la trace de Defi G.D.E. en rouge.
Enorme sensation de bien être et de bonheur. Ces dernières heures vécues en mer, et les retrouvailles avec la terre me conforte dans mes envies de transat. Voilà ! Je mets pied à terre… super accueil, la première bière est savoureuse il faut l’avouer ! Je dis quelques mots à chaud pour la caméra et la presse et je retrouve les prototypes et « the » série arrivés avant moi. En tout cas … ah ah… ce Lobato… !








TRANSAT 6.50 2009
ETAPE 1
Dimanche 13 septembre, après 15 jours de préparation intense dans le bassin des chalutiers du vieux port de La Rochelle ; on est au jour J !
Apres une saison de courses chargées, animées et validées, me voila donc plus que prêt pour prendre le départ de ce qui va être ma 1ere transatlantique, d’autant plus en course et en solitaire à bord de Défi G.D.E. prototype Mini 6.50 – FRA 719.
Les derniers moments sur le ponton sont intenses, famille, amis, sponsor… La Team Alsacienne, venue en nombre pour m’encourager est accompagnée d’ « alpins » qui savent mettre l’ambiance. Encore un grand bravo et merci à vous tous pour cette ambiance de folie ! Coté mental, je suis déjà dans un autre monde, ma bulle ; celle que j’intègre lorsque le sportif devient prédominant. Sortie du bassin, public, musique, applaudissements… tout ça va très vite. Puis c’est « l’attente » du départ, période qui sert a certains skipper pour se mettre en mode « course », essayer une dernière fois une manœuvre, un réglage. De mon coté rien de tout ça, je monte juste doucement en température jusqu'au 8 min (début de la procédure).Je tires des bords « d’observation » autour de la ligne de départ en compagnie du fan club…
Le départ est donné par 15/20 nœuds de vent de Nord-est à 14H17. Tous les minis ont un ris dans la grand-voile et le comité de course valide le départ. Lancé, quillé, dérive basse, bordé, je m’élance sur la ligne de départ en 3e rideaux du coté droit du plan d’eau, près du bateau comité. 2 bords de près négociés parfaitement me place en tête à la bouée de dégagement, avec Fabien Despres sur SOITEC 617 juste derrière. Enorme instant que de franchir la bouée à domicile devant pleins de monde, les amis, etc.… « Show must go on » !



Mes envies de grand large deviennent enfin réalité. Cela fait plus de 10 jours que je ne rêve plus que d’une chose, de la belle glisse en tête à tête avec l’océan.
Enroulée de la bouée, gros moment d’émotion, puis envoie du spi medium pour sortir des pertuis entre l’île de Ré et l’île d’Oléron. Grands « au revoirs » aux bateaux suiveurs à « donf » et toujours Défi GDE en tête de la course. Nous retrouvons le golfe de Gascogne dans cette 1ere nuit de course avec des conditions de vent portants de Nord Est 20/25 nœuds, mer agitée et pas de lune…

C’est parti pour un run de 1100 milles annoncé sportif et avec une concurrence affûtée.
Durant cette 1ere nuit, rencontre avec un proto 6.50 au portant fort…Glisse glisse glisse…jusqu’au 1er abus de confiance… trop toilé, grand spi et grand voile haute avec 27 nœuds de vent, et c’est le grand huit assuré. Pas d’exceptions pour moi.
Me voilà donc le mât à l’horizontal au dessus de l’eau pour 5 min. Dans ce cas là, agir vite et intelligemment s’évite bien des galères et autres misères techniques en tout genres… Coucher le bateau : ça c’est fait. !
La suite de la navigation jusqu’au cap Finisterre a été sportive comme prévu. Apres les « vracs » des 1ères 24h de course, je décide de lever le pieds pour garder le bateau et le skipper en bon état en vue de la 2e étape.
Le 15/09/2009 à 00h15 position 43°57 N – 7°50 W, cap 260°, vitesse 12noeuds, 369 milles au compteur. J’empanne au Nord de Estaca de Barres, 2 ris grand voile et solent ; la mer est déjà bien formée (2m) assez courte avec 25/30 nœuds de vent. Je gère la fatigue et les repas parfaitement jusque là, même si ce n’est pas évident de dormir dans ces vents et cette mer instables. Je n’ai aucun souci technique, mise à part une gaine d’amure de spi qui a lâchée.
Le passage de la Corogne où je tire vers la côte se fait dans un vent mollissant à 15/20 nœuds. Ce qui ne facilite pas la descente vers le cap Finisterre. J’échange à la VHF (radio marine qui porte à 20/30 km) avec le 432, 346 et quelques autres. Chacun explique ses soucis : bris de safrans, de bout dehors, déchirures dans les spis, problèmes dans le gréement… Un canal d’entraide se créé alors dans la flotte, chacun demandant conseil ou réconfort aux autres marins. Dans ces conditions de vent fort, le sens marin prend le dessus sur la compétition. A ce moment, tout le monde à en tête qu’entre Finisterre et Lisbonne des vents de 35/40 nœuds nous attendent alors que le golfe de Gascogne a déjà cueilli son lot de minis.
Les prévisions avaient vu juste, le vent s’installe à 30/35 nœuds jusqu'à la hauteur de Lisbonne. Au niveau de Porto, je passe 4 heures dans 40noeuds de vent avec la mer qui va avec… grisant, grisant… Les descentes de vagues se font de plus en plus engagées. Un petit essai de genaker au niveau du Finisterre me fait planter l’étrave de Défi GDE jusqu’au pied de mat… La mer ne permet pas de pousser les prototypes à fond. Il faut trouver la bonne gestion. Trop vite, le mini décolle sur certaines vagues et retombe avec fracas ; où rattrape les vagues de devant pour y plonger tel un sous marin… Trop lentement, les déferlantes s’abattent sur le bateau et on se fait ballotter. Dans les 2 cas, il y a un grand risque de casse. Sur une Transat en 6.50, la casse est omniprésente. La route est longue et l’envie d’emmener Défi GDE et toute l’équipe qui me suit jusqu’au Brazil reste prépondérante. Une seule idée pour cette première : arriver de l’autre coté.
Le 17/09/2009 à 16h15 T.U. position 36°03 N – 13°06 W 1080 milles au compteur à la vitesse moyenne de 9,5 nœuds… !!! Énorme.
Jusque là, tout va bien, le bateau et le marin sont en forme et trouve le rythme de la vie en mer. Il reste 300 milles à parcourir, je suis à 40 milles de la tête de course, le vent et la mer encore présent commencent à mollir.
Nous voila donc passé la latitude de Lisbonne, et la pétole s’installe brutalement. Je passe une 1ere journée dans moins de 3 nœuds de vent, avec une petite houle qui fait claquer les voiles, judicieusement réglées, en rythme. Cela donne un peu de vitesse à mon mini… Dans une ambiance de mer d’huile, Défi G.D.E. fait sa trace. Petite douche/savon, après 3 jours de « macération » dans la combinaison sèche = plaisir !!. … Je prends le temps de me changer et d’écouter la vacation journalière (météo + distance au but des concurrents) du directeur de course sur la radio BLU. On y entend d’ailleurs quelques messages personnels sur un ton décontracté, ça fait sourire.
La nuit et la pétole s’installent au dessus de nos têtes. La nuit finit par s’en aller mais la pétole décide de nous accompagner jusqu’au lendemain soir. Dur dur pour le moral, mais je suis en forme et je ne lâche rien. A la barre, je chasse la moindre risée ou nuage qui pourrait faire décoller l’anémomètre de quelques nœuds. J ai besoin d’entendre siffler les safrans de mon mini.
Samedi 19/09/2009, Porto Santo petite ile à 35 milles au nord de Madère sort de la brume matinale. Là au milieu de cette immensité que je côtoie depuis 5 jours maintenant, je découvre une île entourée de falaises, ambiance.
Le lendemain matin, j’approche enfin de Madère et des Iles Désertes, avec un vent qui commence à se réinstaller autour de 15 nœuds de Nord Est. Le spi retrouve enfin sa forme et tire les 800 kilos de Défi G.D.E. jusqu’au planning. Apres 280 milles en 48, enfin l’arrivée approche. Ces derniers 280 milles ont fait baissé la vitesse moyenne des premiers 1000 milles à 6,84 nœuds. Dommage, le record de l’étape 1 aurait explosé…
Madère !! Je passe entre la pointe Nord Est et les Iles désertes après avoir empanner devant Anna Corbella 385. Excellent, après 3 jours sans voir personne, je vois que je suis bien remonté pendant ces 3 jours de vent faible. Je ne suis qu’à 10 milles de Matt Trauttman, le 419, qui me précède sur la ligne d’arrivée.
Voir Madère et ses 1800 mètres d’altitude, bordée de falaises à pic est un moment fort, mais la concentration afin d’affiner l’atterrissage sur Funchal prends le dessus. A 4 milles de l’arrivée, alors que je longe la cote Sud Est de l’île, Grand Spi et grand voile haute, le vent se renforce de plus en plus. Défi G.D.E commence à planer au dessus des 15 nœuds par 22/25 nœuds de vent, ça glisse enfin !.
Juste devant FUNCHAL, le vent passe de 25 à 27 nœuds avec des rafales qui descendent de la montagne. En l’espace de 0,3 milles, je me retrouve en surpuissance totale avec un sourire énorme aux lèvres (pour le photographe aussi…). J’attaque une série de manœuvres dans un mouchoir de poche (hissage du solent, affalage spi, lofer de 90°, prise de ris dans la GV, descente de la dérive, checker la ligne, empanné en surpuissance) et franchit la ligne à 14h04 local en ce dimanche 20 septembre 2009. Là Fabien Despres, mon sparring-partner préféré saute à bord en compagnie de Matt Trauttman afin de m’aider à affaler les voiles et préparer la prise en remorque avec le zodiac. Excellent, c’est ça l’esprit Mini !!!
Voila les 1100 milles de la 1ere étape parcourus ! En 6j 23h 47m 56s à la 7e place.
La trace du 1er et la trace de Defi G.D.E. en rouge.
Enorme sensation de bien être et de bonheur. Ces dernières heures vécues en mer, et les retrouvailles avec la terre me conforte dans mes envies de transat. Voilà ! Je mets pied à terre… super accueil, la première bière est savoureuse il faut l’avouer ! Je dis quelques mots à chaud pour la caméra et la presse et je retrouve les prototypes et « the » série arrivés avant moi. En tout cas … ah ah… ce Lobato… !


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